Régions

Occitanie – Les appellations du Languedoc résistent aux intempéries
En Languedoc, le Millésime 2018 des appellations n’a pas été trop impacté par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Aude.
Les appellations Cabardès et Minervois ont été les plus durement touchées par les intempéries. En Cabardès, tous les vignobles de l’AOC ont été touchés par le ravinement extrême et de lourds travaux d’hiver sont à prévoir. Plusieurs chais ont été inondés atteignant les machines (pressoirs, pompes, etc.). Heureusement, les vins stockés ou en fermentation dans les cuves toujours surélevées pour les besoins du travail ont été épargnés. « Notre chai a été inondé et ce sont quelques 50 palettes qui sont inutilisables soit 30 000 bouteilles qui ne pourront être vendues. L’eau est montée jusqu’à 40 cm dans la cave et dans les bureaux. Côté vignoble ce sont 3 ou 4 ha de vignes avec des rangs couchés. D’importants travaux de relevage et de nettoyage vont devoir être entrepris dans les prochains jours, » témoigne Stéphanie Ramé de la Maison Ventenac et Présidente de l’AOC Cabardès.
Chez Carine Farre du Vignoble du Loup Blanc en Minervois, les eaux sont sorties de leur lit et ont traversé la route entre les 2 caves. « L’eau est montée à 45 cm dans la cave de vinification et dans les locaux techniques, à 10 cm dans le caveau et à 1 m dans la cave de stockage ! Nous avons environ 35 000 bouteilles à reconditionner. Le matériel agricole a été détruit en grande partie. Les vignes en bord de rivière ont été très abîmées (…), » explique Carine Farre.
Du côté des autres appellations audoises, il y a peu de dégâts à déplorer sur l’AOC Limoux excepté sur le secteur Saint-Hilaire et les abords des cours d’eau. Le vignoble de la Malepère n’a subi aucun dommage. La zone Corbières et Corbières Boutenac a été relativement préservée. Seules sont à déplorer des inondations de vignes déjà récoltées qui nécessiteront des travaux de relevage.
Enfin, concernant les appellations héraultaises, le vignoble de Saint-Chinian a subi d’importants ravinements sur les parcelles d’AOC situées sur les coteaux et certains murets se sont effondrés. Toutes les autres appellations du Languedoc ont été épargnés par les conséquences de ces fortes pluies.
Cet épisode pluvieux aurait pu s’avérer beaucoup plus dramatique sans le savoir faire des vignerons qui font de l’entretien de leur environnement (entretien des haies et des fossés notamment) une priorité depuis de nombreuses années. (Source CIVL)

Pays de la Loire – Un guide pour accompagner les producteurs bio de plantes à parfum, aromatiques et médicinales
La Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire (CAB) vient d’éditer, en coopération avec 12 producteurs, le guide technique « Produire des plantes à parfum, aromatiques et médicinales bio, véritable outil d’aide à l’installation et à la production. » En pleine expansion, la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM ou PSBBE pour plantes de santé, beauté, bien-être) connaît une forte croissance de la demande, supérieure à l’offre, qu’il s’agisse du secteur de l’herboristerie, des laboratoires pharmaceutiques, etc. Menthe poivrée, mélisse, camomille romaine, matricaire, fenouil doux et amer, menthe douce, thym, mauve, etc. Les plantes à parfum, aromatiques, médicinales (PPAM) progressivement rebaptisées plantes de santé, beauté, bien-être (PSBBE) suscitent depuis quelques années un intérêt croissant et sont en pleine expansion en Pays de la Loire.
Porté par la recherche de naturalité des consommateurs, le marché français connaît en effet une véritable dynamique avec une demande supérieure à l’offre sur tous les secteurs d’activités liés : parfumerie, cosmétique, compléments alimentaires, agroalimentaire, herboristerie, phytopharmaceutique, etc.
Dans les Pays de la Loire, la surface cultivée des PPAM bio (certifiée et en certification) est passée de 131 hectares en 2011 à 304 hectares en 2016. La région compte 71 exploitations cultivant des PPAM bio, représentant 13,2 % des surfaces totales PPAM (données ORAB, 2016).

Régions

Occitanie – Arrachage d’un verger à la Sica Les vergers de Mauguio (34) en réaction à la suppression du dispositif TO-DE d’allègement des charges.
En arrachant deux hectares de pommiers de la Sica Les vergers de Mauguio à Mudaison dans l’Hérault, les producteurs de pommes n’ont pas tardé à exprimer leur mécontentement suite à l’annonce par le Premier Ministre de la suppression au 1er janvier 2019 du dispositif d’allégement de charges spécifiques pour les saisonniers agricoles TO-DE (Travailleurs occasionnels – demandeurs d’emplois). Cette mesure prévue par le gouvernement dans son projet de loi de finances « condamne à la faillite les producteurs français de pommes et de poires » selon l’Association nationale pommes poires (ANPP) qui représente un peu plus de 1 300 producteurs. L’ANPP ajoute que le coût du travail saisonnier en France est déjà 37 % plus cher qu’en Italie et 27 % plus cher qu’en Allemagne. La suppression du dispositif TO-DE entrainera une hausse de 2 500 euros/ha/an du coût du travail saisonnier a précisé Josselin Saint-Raymond. Le directeur de l’ANPP a ajouté qu’une simulation réalisée sur 50 exploitations fruitières en tenant compte de la suppression du dispositif TO-DE mène les 50 exploitations à un exercice déficitaire. Selon lui, 90 000 emplois seraient menacés avec la suppression du dispositif.

Occitanie – Le Commissaire européen à la santé s’est rendu dans l’Aude pour échanger sur l’étiquetage avec les Caves coopératives et les Vignerons indépendants.
Les Vignerons coopérateurs et les Vignerons indépendants ont reçu Vytenis Andriukaitis, Commissaire européen à la Santé et à la sécurité alimentaire, le 3 septembre dernier dans l’Aude à l’Union Coopérative des Vignobles de Foncalieu et au Château La Grave. Cette visite a permis de comprendre les enjeux et les contraintes de la production en matière d’étiquetage nutritionnel et des ingrédients.
En mars dernier, afin de répondre à la demande de la Commission européenne relative à l’information du consommateur, le monde du vin européen a fait le choix d’une solution moderne qui répond à une double nécessité : bien informer les consommateurs et permettre à tous les acteurs du secteur, y compris aux plus petits, de mettre en place ce nouveau dispositif. Vytenis Andriukaitis est venu sur le terrain rencontrer les représentants de la production, vignerons indépendants et caves coopératives, pour comprendre les difficultés liées à l’étiquetage des vins et aux spécificités du secteur, et discuter de la meilleure façon de fournir ces informations aux consommateurs de nos différents marchés. Thomas Montagne, Président des Vignerons Indépendants, et Thierry Coste, Président du Groupe Vin du Copa/Cogeca, ont ainsi pu montrer au Commissaire et à ses équipes toute la complexité de la production du vin, de son conditionnement et de son étiquetage, en fonction des types de produits, des différentes cuvées élaborées et des marchés visés. Ils ont par ailleurs rappelé le caractère évolutif de ce produit vivant qu’est le vin. Thomas Montagne a également rappelé que « Les petites et moyennes entreprises sont la colonne vertébrale de la production de vin en Europe. Elles représentent plus de 90 % du marché. Ces entreprises viticoles contribuent de façon significative au développement rural, social et économique de plusieurs régions à travers l’Europe.
Vytenis Andriukaitis, qui ne connaissait que très peu la logistique des domaines viticoles et des coopératives, était satisfait de sa visite : « J’ai demandé aux professionnels de travailler sur une proposition d’autorégulation dont l’objectif est de fournir aux consommateurs les informations nutritionnelles dont ils ont besoin pour faire des choix en toute connaissance de cause. Je suis ici pour mieux comprendre la proposition qui m’a été remise en mars dernier. Je m’engage à travailler main dans la main afin de trouver une communication utile et transparente pour les citoyens. »
(Source : vignerons indépendants)

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Stéphane Travert a souligné les spécificités du bassin méditerranéen en matière de pêche et d’aquaculture à l’occasion des 9ème Assises de la pêche organisées à Sète, en Occitanie.
En visite à Sète le 14 juin dernier à l’occasion des 9ème Assises de la pêche et des produits de la mer organisées pour la première fois en Méditerranée, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation s’est notamment exprimé sur les qualités du bassin méditerranéen, a évoqué le brexit, mais également le renouvellement des générations et les avancées des filières pêche et aquaculture grâce au projet de loi agriculture et alimentation. « C’est l’occasion de rappeler les spécificités et l’importance souvent oubliées, du bassin Méditerranéen et de nos régions méditerranéennes en matière de pêche et d’aquaculture. En matière d’aquaculture, je pense notamment à l’élevage du bar et de la dorade qui a trouvé ses origines en Méditerranée, mais aussi à la conchyliculture, activité emblématique de la région et dont le dynamisme mérite d’être souligné, » a expliqué Stéphane Travers qui a également rappelé que 46% des navires de la flotte de l’Union européenne exercent en Méditerranée. Presque un patron-pêcheur sur deux en Europe, dépend ainsi, pour assurer une activité économiquement viable, du bon état écologique de cette mer commune.

www.assisesfilierepeche.com

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La Nouvelle-Aquitaine se rassure sur l’image de son salon d’agriculture
La Chambre d’agriculture régionale de Nouvelle-Aquitaine a sollicité Harris Interactive pour la 3ème année à l’occasion du Salon d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine afin d’interroger les représentations comparées des agriculteurs et habitants de la région. L’étude précise que les agriculteurs continuent à se sentir peu valorisés dans la société et que le niveau limité de leurs revenus les incite à détourner majoritairement leurs proches du métier d’agriculteur. Plus d’un agriculteur sur dix pensent que leur exploitation disparaîtra lorsqu’ils cesseront leur activité. Dans ce contexte, l’attente d’un soutien public aux agriculteurs, notamment de la part de la région, reste élevée et continue même à se renforcer. La PAC est vécue comme contraignante, bien que plus de la moitié des agriculteurs admettent en avoir tiré des avantages. L’étude note l’appétence grandissante exprimée par les habitants pour le « bio » qui est perçu comme l’avenir de l’agriculture. Un point de vue que rejoignent davantage les jeunes agriculteurs que leurs aînés. Enfin, les habitants sont toujours en attente d’efforts du secteur agricole sur des sujets tels que la lutte contre la pollution des sols, contre les pesticides qu’ils ne perçoivent que peu aujourd’hui.
Quant au Salon d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine, il représente selon le sondage réalisé une opportunité de mettre en lumière le dynamisme du secteur. C’est rassurant pour un évènement qui annonce 300 000 visiteurs.