Niouzes de Bruxelles

Deux nouvelles spécialités traditionnelles garanties 
La Commission européenne a approuvé la demande d’inscription du « Lait de foin de brebis » et du « Lait de foin de chèvre » au registre des Spécialités Traditionnelles Garanties (STG). Les dénominations sont protégées en allemand, anglais italien, français et anglais. La production de lait de foin est la forme de production laitière la plus naturelle. Le lait provient d’animaux issus d’exploitations laitières traditionnelles durables et la production de lait de foin ne recourt à aucun aliment fermenté. Le label « Spécialité Traditionnelle Garantie » met l’accent sur la tradition plutôt que sur l’origine et désigne des produits dont la composition ou les moyens de production présentent un caractère traditionnel.

Un accord pour mieux protéger les indications géographiques
Le Parlement européen, le Conseil et la Commission sont parvenus à un accord politique sur les règles qui régissent le fonctionnement de l’UE en tant que membre de l’Acte de Genève, un nouveau traité multilatéral pour la protection des indications géographiques géré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.

La Commission accroît le soutien national aux agriculteurs à concurrence de 25 000 €
Le montant maximal de l’aide pouvant être distribuée par exploitation sur une période de trois ans passera de 15 000 € à 20 000 €. Afin d’éviter toute distorsion potentielle de la concurrence, chaque pays de l’Union se voit attribuer un montant national maximal qu’il ne peut dépasser. Chaque plafond national sera fixé à 1,25 % de la production agricole annuelle du pays sur la même période de trois ans (contre 1 % dans les règles actuelles), ce qui représente une augmentation de 25 %. Si un pays ne consacre pas plus de 50 % de son enveloppe d’aide nationale totale à un secteur agricole particulier, il a la possibilité d’augmenter encore plus le montant des « aides de minimis » par exploitation à 25 000 €, et le plafond national à 1,5 % de la production annuelle. Il s’agit là d’une augmentation de 66 % du plafond par agriculteur et d’une augmentation de 50 % du plafond national.

La tequila mexicaine obtient une indication géographique protégée
La Commission européenne a approuvé le 28 février l’ajout de la Tequila boisson spiritueuse mexicaine, au registre des indications géographiques protégées (IGP). La tequila est obtenue par distillation de jus extraits du cœur de l’agave bleue située dans plusieurs régions du centre et de l’ouest du Mexique, notamment la ville de Tequila, dans l’État de Jalisco. Actuellement, 31 indications géographiques protégées de pays tiers sont reprises dans le registre de l’UE (denrées alimentaires, vins et spiritueux) et bénéficient de la même protection et de la même valeur ajoutée que les produits protégés par l’UE.

Niouzes de Bruxelles

La Commission lance un observatoire du marché des fruits et légumes 
Lancé officiellement aujourd’hui avec une première réunion, le nouvel observatoire du marché des fruits et légumes permettra à ce secteur clé de l’agriculture européenne de bénéficier d’analyses à court terme et d’une plus grande transparence sur les prix, la production, et les échanges commerciaux.
Les fruits et légumes représentent environ 24% de la valeur de la production agricole de l’UE. L’observatoire se concentrera sur les fruits à pépins (pommes et poires), les agrumes, les fruits à noyau (pêches et nectarines) et les tomates. Un conseil d’administration composé d’experts du marché se réunira de manière régulière, sur le même modèle que les autres observatoires déjà existants  pour les secteurs du lait, de la viande, des céréales, et du sucre.

Priorité accordée à la lutte contre 20 organismes de quarantaine sur le territoire de l’UE
La Commission a publié une liste de 20 organismes de quarantaine réglementés, considérés comme des organismes de quarantaine prioritaires, parmi lesquels Xylella fastidiosa (maladie de Pierce), Popillia Japonica (scarabée japonais), Anoplophora glabripennis (longicorne asiatique), Candidatus Liberibacter spp («greening» des agrumes) et Phyllosticta citricarpa (maladie des taches noires des agrumes), dont l’impact économique, environnemental et social sur le territoire de l’Union est le plus grave. Les États membres devront lancer des campagnes de sensibilisation du grand public, réaliser des enquêtes annuelles, préparer des plans d’intervention, des exercices de simulation et des plans d’action en vue de l’éradication de ces organismes nuisibles.

Une amende de 31.6 millions d’euros à Coroos et au groupe Cecab pour leur participation à une entente portant sur les légumes en conserve
La Commission européenne a infligé une amende totale de 31 647 000 d’euros à Coroos et au groupe Cecab pour avoir enfreint les règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles. Aucune amende n’a été infligée à Bonduelle, car elle a révélé l’existence de l’entente à la Commission.
La Commission a établi que Bonduelle, Coroos et le groupe Cecab ont participé pendant plus de treize ans à une entente portant sur la fourniture de certains types de conserves de légumes à des détaillants et/ou des entreprises du secteur de la restauration dans l’Espace économique européen (EEE). Les trois entreprises ont reconnu leur participation à l’entente et ont accepté de conclure une transaction.

Autorisation pour neuf OGM destinés à l’alimentation humaine et animale ainsi qu’une fleur d’ornement
La Commission européenne a autorisé dix organismes génétiquement modifiés (OGM) : sept destinés à l’alimentation humaine ou animale (coton GHB614xLLCotton25xMON1598, maïs 5307, maïs MON 87403, maïs 4114, maïs MON 87411, maïs Bt11xMIR162xGA21, soja MON 87751), deux autres dont les autorisations ont été renouvelées (colza Ms8xRf3 et maïs 1507xNK603) et un œillet comme fleur d’ornement. Tous ces organismes génétiquement modifiés ont été soumis à une procédure d’autorisation globale, y compris une évaluation scientifique de la part de l’Autorité européenne de sécurité des aliments qui a émis un avis favorable.

Le Jambon de Kintoa nouvelle AOP
La Commission européenne a approuvé la demande d’inscription du Jambon de Kintoa dans le registre des appellations d’origine protégées (AOP). Il s’agir d’un jambon sec frotté à la poudre de « Piment d’Espelette » AOP et produit dans certaines communes des Landes et des Pyrénées-Atlantiques dans le sud-ouest de la France, territoire qui correspond globalement au pays Basque français. Le terme « Kintoa » trouve son origine dans le droit de glandage pour les porcs, appelé communément droit de quinta, perçu par les rois de Navarre depuis au moins le XIIIème siècle sur les porcs qui étaient menés en transhumance dans les montagnes royales de Navarre. Le Jambon du Kintoa » provient d’un porc Pie-noir du pays Basque, race particulièrement adaptée au climat montagnard.

Niouzes de Bruxelles

Les exportations en agroalimentaire de l’UE sont stables
Selon le dernier rapport mensuel sur le commerce agroalimentaire, les exportations de l’UE sont stables par rapport aux performances élevées de l’année passée.
Le montant s’élève à 136.6 milliards d’euros pour la période de 12 mois de septembre 2017 à août 2018. Des progrès importants ont été réalisés dans les exportations agroalimentaires à destination du Japon, de l’Ukraine, de la Russie, de Singapour et de la Turquie. Les États-Unis demeurent l’une des sources les plus importantes pour les importations agroalimentaires de l’UE, avec notamment une augmentation significative des importations de soja en provenance des États-Unis au cours du mois d’août 2018. Au cours des 12 derniers mois (septembre 2017 et août 2018), les exportations de sucre et de spiritueux et de liqueurs ont connu une bonne performance en ce qui concerne les exportations, les pâtes et les pâtisseries, les aliments pour nourrissons, les aliments pour animaux de compagnie, les eaux et les boissons non alcoolisées. Les exportations ont en revanche diminué pour le blé, le lait en poudre et la viande de porc. Les vins européens continuent de bien fonctionner sur les marchés internationaux.

Un récent rapport montre une augmentation des revenus dans le secteur agricole de l’UE
La Commission a publié un rapport général sur l’économie agricole le 19 octobre dernier qui montre que les revenus du secteur agricole de l’UE ont augmenté en 2014 et 2015, contrairement au recul observé en 2013. Une croissance particulièrement forte des revenus a été observée dans les secteurs de l’horticulture et du vin et dans les cultures permanentes (principalement des arbres fruitiers et à baies, des arbustes, des vignes et des oliviers). Cette tendance n’a toutefois pas été uniforme, le secteur des produits laitiers ayant enregistré une baisse des revenus pendant ces deux années, principalement en raison de la surproduction mondiale entraînant une baisse des prix. Les chiffres les plus récents mettent en évidence la grande diversité des structures et des systèmes agricoles au sein de l’UE et les différences considérables qui existent entre les secteurs et les États membres. Les paiements directs effectués au titre de la politique agricole commune constituent toujours un soutien important aux agriculteurs européens, puisqu’ils représentent en moyenne 30 % de la valeur de l’exploitation dans les 28 pays de l’UE en 2015. Il s’agit donc d’un soutien vital au revenu de millions d’agriculteurs.

172 millions d’euros pour la promotion des produits agroalimentaires
La Commission européenne apportera un financement de 172,5 millions d’euros provenant du budget agricole de l’UE pour promouvoir les produits agroalimentaires de l’UE en Europe et dans le monde. 79 campagnes couvrant une large gamme de produits tels que les produits laitiers, les olives et l’huile d’olive ou les fruits et légumes seront diffusées au cours des trois prochaines années.

Selon Phil Hogan, « Les programmes en question sont conçus pour aider les producteurs du secteur agroalimentaire de l’UE à communiquer sur la qualité de leurs produits afin d’en faire la promotion au sein de l’Union et d’ouvrir de nouveaux marchés. Ils comportent un certain nombre de priorités, par exemple mettre en avant la qualité des produits alimentaires européens grâce aux appellations d’origine géographique ou des méthodes de production biologique. »  Sur les 79 programmes approuvés, 48 ciblent des pays en dehors de l’UE. Certains secteurs de produits sont fortement représentés. Par exemple, 23 programmes sont consacrés au secteur des fruits et légumes. On compte parmi les autres secteurs celui des fromages et des produits laitiers.

Les États-Unis sont le principal fournisseur de graines de soja de l’UE
La Commission européenne a publié aujourd’hui les derniers chiffres sur les importations de graines de soja dans l’UE ; ceux-ci attestent que les États-Unis sont devenus le principal fournisseur de l’Europe, avec une part de marché de 52 % contre 25 % l’année dernière à la même période.

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Les derniers chiffres du commerce agroalimentaire de l’UE
En janvier 2019, la valeur des exportations agroalimentaires de l’UE a augmenté pour la 4eannée consécutive, atteignant un nouveau niveau record de 11,2 milliards d’euros. Les importations agroalimentaires de l’UE augmentent également pour atteindre 10,8 milliards d’euros.  La valeur commerciale mensuelle a atteint 22 milliards d’euros, contre 21 milliards d’euros en janvier 2018.
L’excédent commercial a augmenté, passant de 0,3 milliards d’euros en janvier 2018 à 0,4 milliards d’euros en janvier 2019. En glissement annuel, la valeur des importations agroalimentaires a fortement augmenté en provenance des États-Unis (+ 14 %). La valeur des importations de produits agroalimentaires en provenance de Russie, d’Ukraine, de Chine, de Tunisie et du Pakistan ont également augmenté. Les principaux pays d’exportation des produits de l’UE restent les États-Unis, suivis de la Chine, de la Suisse, du Japon et de la Russie.

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Défense commerciale de l’UE : Des règles plus fermes et plus efficaces
Les nouvelles règles en matière de défense commerciale entrées en vigueur le 8 juin dernier portent sur des modifications dont le but est de moderniser les instruments de défense commerciale de l’Union européenne (UE), doivent permettre à l’Union d’imposer des droits plus élevés dans certains cas, en changeant la «règle du droit moindre»; elles raccourcissent la durée des enquêtes (de 9 mois à 7 mois) afin d’accélérer la procédure, renforcent la transparence et la prévisibilité du système pour les entreprises de l’Union européenne et reflètent les normes environnementales et sociales élevées appliquées dans l’UE. Ces modifications concluent une révision majeure des instruments de défense commerciale de l’UE, qui a donné le jour, entre autres, à une nouvelle méthode antidumping, instaurée en décembre de l’année dernière. Le président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, a déclaré : « L’Union européenne croit aux échanges ouverts et équitables, mais elle n’est pas pour autant une partisane naïve du libre-échange. »

L’UE reste en tête du commerce agroalimentaire mondial
L’Union européenne a maintenu en 2017 sa place de premier exportateur et importateur mondial de produits agroalimentaires avec 138 milliards d’euros d’exportations et 117 milliards d’euros d’importations. Le secteur agro-alimentaire européen a une grande importance économique puisque la chaîne de production et de transformation alimentaire représente 7,5% de l’emploi total dans l’UE. La part des exportations dans la chaîne de valeur de la production continue d’augmenter et, à ce titre, les exportations sont un moteur de création d’emplois et de croissance pour le secteur agroalimentaire européen. Phil Hogan, Commissaire à l’agriculture, a déclaré : « Le succès du commerce agricole est clairement lié aux réformes de la PAC qui permettent aux producteurs européens d’être compétitifs sur les marchés internationaux. Mais c’est aussi grâce à la réputation mondiale des produits de l’UE qui sont de grande qualité, sains et produits de manière durable (…)  » L’UE exporte un large éventail de produits, dont les principaux en valeur sont les vins et spiritueux, les aliments pour bébés, les préparations alimentaires, le chocolat et la viande de porc.

Des mesures pour ralentir le déclin des insectes pollinisateurs
La Commission propose la toute première initiative de l’UE visant à enrayer le déclin des insectes pollinisateurs sauvages.
Ces mesures comprennent un nouvel indicateur pour améliorer le suivi et les données ainsi que la coordination de l’action de l’UE dans différents secteurs et politiques pour remédier aux conséquences sociales et économiques de la diminution des insectes pollinisateurs. L’objectif de l’initiative « pollinisateurs » de l’UE est de fixer une perspective à long terme à l’horizon 2030, avec un certain nombre de mesures à court terme qui doivent être mises en œuvre d’ici 2020.

L’AOP « Cidre du Cotentin » approuvée par la Commission
La Commission européenne a approuvé la demande d’inscription du « Cidre du Cotentin » ainsi que la dénomination simplifiée de « Cotentin » dans le registre des appellations d’origine protégées (AOP). Ce cidre est produit dans la région du Cotentin, qui recouvre la moitié nord du département de la Manche en Normandie, à partir de pommes à cidre provenant de vergers locaux. Les vergers à cidre et la production de cette boisson se développent dans la région dès le XIIIème siècle à la faveur de réglementations successives interdisant la bière puis le vin afin de réserver autant que possible les terres arables aux céréales. Des recueils mentionnent la réputation du Cidre du Cotentin dès le XVIème siècle. Cette nouvelle appellation va rejoindre plus de 1425 appellations déjà protégées.