Dans la presse

Les caves coopératives vinicoles ont le vent en poupe
« Cave coopérative ; le vieux modèle sort de son tonneau » titrait L’Humanité dans l’édition du mardi 6 novembre de son site www.humanite.fr à la rubrique « social-éco ». « Embringués dans un mouvement de fusion, les 600 coopératives vinicoles de France et leurs 85 000 sociétaires se sont assoupis sur leurs principes collectifs et démocratiques. Jusqu’à ce que des vignerons les fassent revivre. C’est un sentiment un peu honteux en passe de s’estomper. Appartenir à une coopérative vinicole n’est plus une tare, » écrit L’Humanité qui ajoute (…), « mais la coop à papa a vécu. Parole de coopérateurs. En Champagne, vignoble qui a su faire sauter les bouchons grâce à un rapport de forces équilibré entre les récoltants, d’un côté (70 % d’entre eux sont groupés dans l’une des 132 coopératives locales), le négoce et les grandes maisons, de l’autre. Xavier Muller, vice-président de la fédération des coops du cru affirme : «on avait oublié que nous étions des coopérateurs. Aujourd’hui, on ose le clamer ! affirme. La coopération a le vent en poupe car le partage est dans la culture des jeunes. C’est ce qu’on fait depuis plus d’un siècle avec notre organisation collective, qui répond aux besoins de ses adhérents, du petit exploitant en multi-activité au vigneron qui commercialise ses cuvées. » L’Humanité ajoute qu’à 800 kilomètres de là, dans le Var qui compte 42 coopératives existantes, Fabien Mistre chante lui aussi les vertus de «l’esprit coopératif. Il nous a permis de redonner vie à Correns » (…) L’Humanité a interrogé Louis-Antoine Saïsset de SupAgro Montpellier, rare chercheur à s’intéresser au secteur en Languedoc qui ajoute « qu’en ces temps de partage non équitable de la valeur entre producteurs et distributeurs, les coopératives ont toutes leur raison d’être, y compris dans le vin. »

In Vivo s’allie à quatre chefs pour proposer une tranche de potager urbain dans les assiettes
« Agriculture urbaine : à Paris, alliance inédite entre quatre grands chefs et une coopérative » titre le journal La Croix dans son édition du 25 octobre dernier.

Le chef cuisinier étoilé Jean-Louis Nomicos rêve de recréer à Paris un potager avec les parfums de sa garrigue natale et la coopérative In Vivo a un objectif, celui de développer l’agriculture urbaine. Leurs projets vont peut-être se rejoindre, écrit le quotidien qui précise que lors du salon de l’alimentation, « le premier groupe agricole coopératif français a dévoilé le prototype d’un véhicule de livraison transformé en jardin expérimental connecté et ambulant, qui peut se garer juste devant les restaurants. » La Croix ajoute qu’à l’intérieur du camion électrique Renault Master Z.E., baptisé « la Plucherie », un climat « contrôlé » est recréé. Des micro-pousses d’herbes aromatiques ou de légumes sont sagement alignées dans des barquettes compostables ou des godets. Avant d’être livrés aux chefs, les aromates ont éclos et poussé dans une ferme urbaine -un conteneur- installée à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le tout grâce à une technique hors sol développée par une startup montpelliéraine, Vegz. (…) De quoi permettre à M. Nomicos et trois autres chefs parisiens, Francis Fauvel pour le Ducasse sur Seine, Robin Sanchez de Spoon et Frédéric Vardon du 39V, de proposer une tranche de potager directement dans les assiettes. » Le Quotidien conclut que les quatre cuisiniers se sont engagés dans ce projet expérimental, grâce à un partenariat inédit avec In Vivo, et Renault, qui met à disposition le véhicule pour un an.

Dans la presse

Les terres agricoles françaises très convoitées
Un « risque d’accaparement des terres agricoles » en France titre Le Monde dans la rubrique « Economie » de son édition du 31 mai 2018, le dernier bilan des marchés fonciers ruraux de la FNSafer dénonce une « tendance à l’agglomération de grandes surfaces au sein d’un nombre limité d’exploitations ».
Le quotidien poursuit avec de récents exemples illustrant la pression sur ce patrimoine nourricier qui ont marqué les esprits. « Que ce soit la bataille autour du projet Europacity, prévoyant la transformation 280 hectares de terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise) en un complexe commercial et touristique. Ou la prise de contrôle de 1 700 hectares de terres céréalières berrichonnes par une société chinoise. Suivie par l’achat de deux sociétés agricoles dans l’Allier par un entrepreneur pékinois. Ou encore le grappillage de plus de 140 châteaux dans le vignoble bordelais par des investisseurs de l’ancien empire du Milieu. »
Selon Le Monde, le bilan 2017 des marchés fonciers ruraux, publié jeudi 31 mai par la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), le prouve. « Sur l’année écoulée, les ventes de surfaces ont atteint un niveau record. Le nombre de transactions progresse de 7,6 %, à 86 260, pour un montant qui bondit, lui, de 15,5 %, à 4,6 milliards d’euros. Au total, 381 000 hectares ont changé de mains. »

L’Inao autorise les filets anti-grêle sur les vignes en appellation
Les filets anti-grêle désormais autorisés titre le journal Les Echos dans son édition du 23 juillet en précisant que cette décision surprise de l’Institut national de l’origine et de la qualité qui offre une nouvelle solution pour protéger les vignes n’a pas l’adhésion de tous les syndicats d’appellation. Le Quotidien de l’économie ajoute qu’une expérimentation menée par le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne sur 28 domaines et 33 parcelles dans des appellations prestigieuses, a convaincu l’Inao, qui reconnaît que « les filets monorangs verticaux n’ont qu’une influence très limitée sur le mésoclimat de la vigne et sont donc compatibles avec une production en AOC ».

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L’Ile-de-France veut installer des agriculteurs avec priorité au bio
1.300 hectares de surface agricole en moins chaque année. C’est au regard de ce constat « alarmant » que l’Agence des espaces verts (AEV) et la région Ile-de-France ont décidé de s’engager pour le maintien des surfaces agricoles franciliennes. L’AEV, qui rappelle qu’en 15 ans, la surface agricole francilienne a chuté de 14.000 hectares et le nombre d’agriculteurs a diminué de 26 %. Dans son supplément « Entreprise et collectivités », le quotidien Les Echos du mercredi 13 juin explique comment l’Ile de France va favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs. En effet, sous l’impulsion de sa présidente Valérie Pécresse, la région a adopté le 31 mai dernier un Pacte agricole de 150 millions d’euros pour la période 2018- 2022, à raison de 30 millions d’euros investis chaque année.
La relance de l’agriculture biologique reste une priorité de la Région avec l’objectif, d’ici à 2024, de fournir les cantines des lycées franciliens à 50 % en produits bio et à 100 % en produits locaux. En 2018, 100 hectares de terres agricoles seront attribués à une quinzaine d’agriculteurs spécialisés dans le bio. Certains secteurs, comme l’élevage bovin, étant peu présents, il est prévu de construire avec les acteurs des filières un plan d’avenir. Un dispositif a déjà été mis en place en février 2018 avec la création d’un label « Agneau des bergers d’Ile-de-France ».

Les fruits bio cultivent leur savoir-faire chez les Côteaux nantais
« Côteaux nantais, le pionnier des fruits bio cartonne » titre Le Journal du Dimanche du 24 juin dernier. En dix-huit ans, le chiffre d’affaires de l’entreprise fruitière de Remouillé près de Nantes est passé de 800.000 euros à 19,6 millions d’euros avec une croissance annuelle comprise entre 7 et 12%, explique le JDD qui ajoute que les 103 hectares de Côteaux nantais produisent 2.500 tonnes de pommes et de poires principalement, et que son unité Cototerra transforme 6.000 tonnes de fruits en purées, compotes, confitures, jus et autres cidre et vinaigre à destination des magasins bio. L’entreprise importe des fruits certifiés bio pour alimenter sa gamme de produits transformés. Enfin, Côteaux nantais se lance dans la transmission de son savoir-faire en accompagnant six producteurs qui veulent se lancer dans le bio. Comme le précise le JDD, c’est aussi une manière d’augmenter la capacité de production sur un marché où la demande est croissante.

Vitisphère dans « Les Echos week-end »
Notre confrère Vitisphère, le site vigne et vin du Groupe France Agricole, leader de la presse agricole en France, a été cité dans « Les Echos week-end » du 6 juillet dernier dans l’article titré « A la santé du box-office » qui plébiscite le vin dans le cinéma français. Le site spécialisé pour les professionnels de la vigne, l’œnologie, le commerce et le marketing du vin a fait écho aux travaux de Foued Cheriet spécialisé dans les études marketing à Montpelier SupAgro, « qui a visionné avec ses étudiants 50 grands succès du box-office français (…). 92% contiennent une scène avec le breuvage enchanteur et en moyenne un verre ou une bouteille de vin apparaissent toutes les vingt minutes. »

Dans la presse

Le prix du vignoble flambe à Saint-Emilion…
« Saint-Emilion face à la flambée des prix de son vignoble » titrait le quotidien Les Échos dans son édition du vendredi 4 mai et samedi 5 mai. Le foncier des grands crus de la rive droite de Bordeaux grimpe car il est dopé par les investisseurs. Sur les 82 crus classés, 19 auraient changé de mains en 5 ans selon le cabinet Medicis Partners. Cette tendance en dit long sur le niveau des transactions des vignobles qui est aujourd’hui déconnecté des logiques agricoles et, qui très souvent n’est plus en corrélation avec les prix à la bouteille, explique le quotidien de l’Economie. De fait, les propriétés familiales ont beaucoup de mal à tenir tête aux entreprises qui ont acquis une belle partie de ce vignoble. Pour les familles propriétaires à Saint-Emilion, le salut passe par le rachat d’autres propriétés dans l’intérêt de réduire les frais fixes, mais aussi pour peser face aux négociants bordelais.

Le Cognac rit, l’Armagnac pleure

La filière du Cognac vit une incroyable embellie avec des revenus qui augmentent plus vite que sa production cite le journal Les Echos du 5/4/18. Avec 198 millions de bouteilles vendues en 2017 et des ventes qui ont encore augmenté de 8 % en volume sur les derniers mois pour un chiffre d’affaires à 3,15 milliards d’euros, en hausse de 14 %, le quotidien de l’économie insiste sur un succès lié aux quatre grandes maisons Hennessy, Martell, Rémy Martin et Courvoisier, et à une inventivité marketing inégalée dans les vins et spiritueux.

En revanche, l’Armagnac est en panne de dynamisme. Avec ses 3 millions de bouteilles vendues et un chiffre d’affaires d’un peu moins de 40 millions d’euros, la plus ancienne eau-de-vie française souffre d’un manque de valorisation du produit. Selon le quotidien, des viticulteurs préfèrent produire du vin IGP des côtes de Gascogne qui ont connu un grand succès sur l’export, surtout dans les pays anglo-saxons. A tel point que le vignoble des côtes de Gascogne qui s’étendait sur 1000 hectares dans les 1980 compte aujourd’hui 12 000 hectares.