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Édito

Noël approche, et les villes se sont illuminées. Cependant, les animations ne vont pas toujours bon train… avec la tension qui monte dans les rangs des anti-réformistes. En ces temps chahutés par le bras de fer qui oppose les partenaires sociaux et le gouvernement, la règle n’est pas aux cadeaux, malgré l’approche de la trêve des confiseurs.

Cette tradition des cadeaux qu’on s’échange à Noël ne remonte pas à des temps si lointains. Selon les historiens, elle n’est pas plus attribuée à la fête chrétienne de l’Épiphanie et à l’arrivée des Rois mages, qu’à la tradition de Saint Nicolas. Nous sommes donc loin du récit évangélique de Saint Matthieu et de la « Légende dorée » qui perpétua la tradition du portrait des Rois mages offrant à Jésus, l’or, l’encens et la myrrhe.

Noël, ça sent aussi le sapin et le rite païen.

Vers la fin du XIXe siècle, on offrait des friandises ou une orange à Noël. Ce fruit rare, cher et luxueux, appelé aussi « pomme d’or », souvent méconnu du peuple et consommé majoritairement par les élites, finira par se démocratiser. Exotique ou pas, le peuple et les élites donnaient de la valeur au fruit de l’oranger, ainsi qu’à tous les produits issus de l’agriculture.

Ce n’est qu’au XXe siècle que les friandises et les oranges seront remplacées par les jouets.

Rien ne laisse à penser qu’un jour, les citoyens remettront en valeur sa fonction nourricière à l’agriculture.