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Édito

Il ne se passe pas une semaine, un jour, sans que la presse abuse des anglicismes. Les fake news et autres bashing et coaching ont envahi notre langage. De fait, notre vocabulaire quotidien s’appauvrit en affichant cette soumission à l’anglais. En revanche, il n’est jamais fait référence au coshing, traduisant le matraquage, élevé au rang de sport national en France depuis octobre 2018. Quant au matraquage médiatique, il est abondamment nourri avec l’image d’un chef de l’État battant la campagne à la recherche de son nouveau monde, au sein duquel l’agriculture semble désormais remisée dans la face cachée.
Alors que le dispositif de la convention citoyenne pour le climat, sorte d’ersatz de démocratie participative censé déboucher notamment sur la réduction de nos émissions de gaz à effets de serre (GES), était lancé, Emmanuel Macron a gratifié les éleveurs de sa visite surprise au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand le 4 octobre dernier.
En créant l’événement, le chef de l’État qui connaît bien la contribution de l’élevage au réchauffement climatique s’agissant de sa responsabilité dans les émissions de GES a annoncé son soutien aux éleveurs. En revanche, il n’est pas certain que sa visite inopinée ait contribuée à réchauffer ses relations avec le monde agricole.

M. B