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Édito

La route de la soie désignait au XIXe siècle l’ensemble des itinéraires reliant la mer de Chine à la Méditerranée. Dans sa promotion du projet de Pékin autour des « nouvelles routes de la soie », le président chinois Xi Jinping qui a effectué une tournée européenne à la fin mars, a visité l’Italie et la France afin de créer des partenariats stratégiques. Dans une Europe divisée, l’Italie, qui est un peu isolé en Europe et qui a besoin de relancer son économie, a été le premier pays du G7 à emprunter ces nouvelles routes de la soie en signant des accords avec Pékin pour un montant de près de 10 milliards d’euros. En France, le chef de l’État a annoncé des signatures de contrats pour un montant de 40 milliards d’euros qui concernent notamment la commande de 300 Airbus pour près de 30 milliards d’euros, un accord pour environ un milliard d’euros avec EDF sur un projet de parc éolien offshore en Chine, etc. La « Belt and Road Initiative » trace sa route avec une Chine qui veut contrôler les mers et sécuriser ses échanges. Les nouvelles routes de la soie, c’est le défi lancé par Pékin d’un gigantesque programme d’infrastructures en Europe, en Asie centrale et en Afrique pour une Chine qui espère retrouver à l’échéance de 2050 la place centrale qu’elle occupait dans le monde au VIIIe siècle avant J.C., celle de l’empire du Milieu.