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Phytosanitaires : le Gouvernement veut réduire leur utilisation de moitié d’ici 2025 et sortir du glyphosate pour une majorité d’usages d’ici fin 2020
Le comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) du plan national de réduction des produits phytosanitaires a été officiellement mis en place par le Gouvernement le 10 avril. Ce premier Comité de lancement a permis au gouvernement de ré-affirmer, au travers du nouveau plan Ecophyto II+, sa volonté ferme d’atteindre les objectifs de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques de moitié d’ici à 2025 et de sortie du glyphosate pour une majorité des usages d’ici fin 2020. La coordination et le suivi opérationnel du plan sont renforcés avec la création d’une « task force » engageant les acteurs publics et privés engagés en faveur de la réduction des usages de produits phytosanitaires. La transparence sur les moyens financiers alloués à la réduction des produits phytosanitaires sera accrue. Les moyens consacrés à la recherche sont renforcés. Ce comité a permis de faire le point plus spécifiquement sur la sortie du glyphosate. Un centre de ressources présentant aux agriculteurs des alternatives au glyphosate est opérationnel depuis février. Une enquête flash sera lancée d’ici l’été à l’attention des agriculteurs pour mieux connaître les pratiques de désherbage et mesurer l’évolution des pratiques. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), avec l’appui de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), conduit actuellement une évaluation comparative des produits à base de glyphosate ; les usages du glyphosate pour lesquels des alternatives efficaces, présentant un risque moindre et économiquement supportables existent, seront progressivement interdits. Le dialogue avec les premières filières concernées débutera avant l’été 2019. Le Gouvernement a confirmé son engagement à travailler au développement des alternatives et à la protection de la santé humaine et de la biodiversité. Enfin, la France porte de manière proactive cette transition agro-écologique au niveau européen pour éviter toute distorsion de concurrence et assurer une sécurité maximale du consommateur quelle que soit l’origine des produits.