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Édito

Alors que les ordonnances attachées à la loi Alimentation étaient reportées en raison du mouvement des gilets jaunes, et ne devraient pas être appliquées avant le mois de janvier ou de février, le niveau des émissions de CO2 s’envolait sur les ronds-points et autres giratoires de France et de Navarre.

En effet, après une pause de trois ans, les émissions mondiales de carbone ont fait un bond de 1,6 % en 2017 et selon les prévisions, elles devraient augmenter de 2 % cette année. La Chine, les USA et l’Inde sont au banc des accusés pour être jugés parmi les principaux responsables. L’Europe qui ne s’était pas montrée bonne élève en 2017 avec des émissions de CO2 en hausse (+1,4%), notamment en France et en Allemagne, devrait rectifier le tir cette année avec des émissions attendues en retrait de 0,8% au sein de l’UE- 28. Cependant, la conférence de Katowice de 2018 sur les changements climatiques est un fiasco selon les spécialistes du climat, même si les États ont validé l’accord de Paris. Quant à la France, elle traîne des pieds. La question de la santé de la planète se pose, trois ans après les accords de Paris car, « la COP24 est une démission planétaire sur le climat, » titrait en une Les Échos du 14 décembre.

En cette veille de Noël, il ne s’agit pas de renoncer ou d’abdiquer, et la seule façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi. Dans cette histoire, l’attitude qui relèverait pour certains d’une incompétence politique ne permet pas d’affirmer que la compétence politique n’existe pas. Il est bienséant, contre toute idéologie, de croire que l’homme politique lorsqu’il est compétent doit être sage, prudent et réaliste. En revanche, il n’est pas interdit de penser « qu’un homme compétent est un homme qui se trompe selon ses règles*. »
M. B

*Paul Valéry