Accueil Brèves de Niouzes Brèves de Niouze

Brèves de Niouze

Le Contrat de filière Agroalimentaire est signé
Didier Guillaume et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances ont signé le Contrat de filière Agroalimentaire le 16 novembre aux côtés des représentants des entreprises agroalimentaires françaises. Ce Contrat de filière Agroalimentaire doit permettre de repartir à la conquête des consommateurs, en France et à l’international en répondant à leurs attentes en matière de qualité des aliments, Il s’agira aussi d’améliorer la compétitivité des entreprises par la transformation numérique, développer l’attractivité des métiers, et s’inscrire dans les impératifs de transition écologique.

La FNAB saisit le défenseur des droits sur le retard de paiement des aides
Le gouvernement annonçait depuis un an, un retour à la normale sur le paiement des aides biologiques avant fin 2018, soit le versement effectif de l’ensemble des aides bio 2015, 2016, 2017. A deux mois de l’échéance, la FNAB a fait le bilan et s’alarme de nouveaux retards. « (…) Non seulement la trésorerie de nos fermes est gravement fragilisée mais nos possibilités d’investir, d’innover et de nous développer sont freinées. Qui peut sérieusement gérer une entreprise dans ces conditions ? » a déclaré Guillaume Riou, président de la FNAB qui a saisi le 25 octobre dernier, le défenseur des droits pour qu’il mette fin à cette situation et demander la mise en place de moyens exceptionnels pour aider les services de l’État à tenir le calendrier annoncé.

Vers un nouvel organisme de recherche pour début 2020
Le rapport d’étape relatif à la fusion de l’Inra et de l’Istea a été remis le 17 octobre dernier aux ministres de l’Enseignement et de l‘Agriculture par Philippe Mauguin et Marc Michel, présidents respectifs de chaque établissement.
Les présidents de l’Inra et de l’Irstea avaient remis un premier rapport au Gouvernement en début d’année, qui démontrait la pertinence scientifique de rapprocher leurs deux établissements dans la perspective de devenir une entité unique, qui pourrait se hisser parmi les leaders mondiaux de la recherche sur les problématiques agricoles, agronomiques et environnementales.
Ce second rapport, demandé par les Ministres en février dernier, comprend une série de propositions opérationnelles pour mettre en œuvre la construction de ce nouvel établissement. Il permettra aux Ministres d’arbitrer parmi les propositions qui leurs sont faites et ainsi d’ouvrir une nouvelle étape en vue de la création d’un nouvel organisme de recherche réunissant l’Inra et l’Irstea, prévue pour le début de l’année 2020.

La FNAB a demandé au gouvernement un plan « cuivre »
Alors que le Conseil de l’Union Européenne réuni en comité permanent s’apprêtait à trancher les conditions d’une ré-approbation du cuivre dans les usages agricoles, la FNAB a réitèré son appel au gouvernement français pour la mise en place d’un plan « cuivre ». Autorisé en agriculture biologique, le cuivre est actuellement la seule alternative aux produits chimiques de synthèse pour lutter contre les bactéries et champignons, en viticulture notamment. Il est également de plus en plus en plus utilisé en viticulture conventionnelle comme alternative aux pesticides chimiques de synthèse. Son usage est aujourd’hui menacé, portant le risque de rendre inévitable une déconversion pour un grand nombre de producteurs et productrices bio, en totale incohérence avec les objectifs du Plan Ambition Bio 2022.

4,3 milliards d’aides PAC versés aux agriculteurs
Quatre jours avant de laisser les clés de la rue Varenne à Didier Guilllaume, Stéphane Travert a confirmé le versement de 4,3 milliards d’euros dès le 16 octobre au titre des aides du 1er pilier de la PAC et de l’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). Ces avances concernent les aides découplées (paiement de base, paiement redistributif, paiement vert et paiement en faveur des jeunes agriculteurs) et la plupart des aides couplées animales (aides aux bovins allaitants et laitiers, aide ovine et aide caprine) ainsi que, pour l’Hexagone, l’ICHN.
Le versement du solde de l’ensemble de ces aides s’effectuera en décembre 2018. 

1886
C’est l’altitude du Puy de Sancy, mais c’est aussi la marque commune de viande que viennent de lancer des éleveurs et industriels de la viande de 22 départements du Massif central. Cette marque commune, qui pourrait concerner près de 10 000 éleveurs, est à l’initiative de cinq coopératives, trois industriels privés et un groupement de producteurs.

Pink Lady® Day renoue avec le succès pour sa deuxième édition
Fort de l’enthousiasme rencontré lors de la sa première édition, Pink Lady® a renouvelé avec succès son Pink Lady® Day début novembre avec une thématique sur « zéro gaspi et optimisation des ressources naturelles ». A cette occasion, les producteurs et les stations d’emballage ont ouvert leurs portes afin de montrer leur savoir-faire. « Ce moment d’immersion au cœur de Pink Lady® est une occasion unique au moment de la récolte d’échanger avec les femmes et les hommes qui œuvrent au quotidien au sein de la filière. Toutes les étapes que suivent les pommes sont expliquées au travers d’une visite guidée et d’un parcours pédagogique animés par des professionnels de la filière, » ont expliqué les responsables du club de la pomme à la robe rose.

Une filière amidonnière responsable et ouverte
La filière amidonnière a présenté les réponses qu’elle peut apporter aux nouvelles attentes des consommateurs à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés (USIPA).
« Trouver l’équilibre entre la nécessaire compétitivité de nos entreprises, le maintien de filières agricoles résilientes et créatrices de valeur, et les réponses aux attentes sociétales : voilà notre challenge ! », déclare Yves Belegaud, Président de l’USIPA.
Les amidonniers ont souligné les efforts importants de la filière. Grâce aux cogénérations à haut rendement, aux méthaniseurs ou à la géothermie profonde, elle a réduit de 20 % en 13 ans les émissions de CO2 par tonne produite. Les amidonniers ont aussi rappelé la logique du 0 déchet caractéristique du secteur et l’absence de traitement insecticide sur les matières premières stockées sur site. L’innovation, mot clé de la profession, leur permet de répondre aux nouvelles consommations variables selon les générations, la localisation et le jour de la semaine. La filière propose par exemple des protéines végétales pour répondre à une consommation croissante de produits végétaux.

L’IGP Pays d’Oc a fait une rentrée télévisée
L’Indication Géographique Protégée Pays d’Oc a fait sa rentrée sur BFMTV avec un programme à caractère pédagogique dédié au territoire, aux hommes, aux cépages et au savoir-faire qui en font l’identité. La chaîne télé a même décidé de lui consacrer une mini-série baptisée « Terre de cépages », clin d’oeil aux 58 cépages autorisés par le label. Cette plongée au cœur de l’IGP Pays d’Oc s’est réalisée à travers trois épisodes de 60 secondes chacun, diffusés en alternance, trois fois par jour le dimanche, jusqu’au 23 septembre, à des heures de grande écoute. A peine lancée, cette balade télévisée avait déjà réuni 1.072.000 téléspectateurs qui ont eu un avant-goût de la beauté et de l’identité du vignoble Pays d’Oc IGP. Le programme a également été relayé au quotidien par la chaîne RMC découverte du 9 au 26 septembre.

Le Chatus, renaissance d’un cépage oublié en Ardèche
L’Inra a répertorié plus de 2700 cépages de plus de 54 pays. Si cette diversité interpelle et émerveille, la réalité est tout autre. En effet, les vignerons n’utilisent plus aujourd’hui qu’une très faible proportion de la diversité génétique existante de la vigne. A l’échelle mondiale, 1 % des cépages répertoriés occupent environ 45 % des vignobles dans le monde. Les causes de cette « sous occupation » sont multiples mais essentiellement liées à des rendements parfois moindres, des cultures plus difficiles, des plants difficiles à trouver. Toutes ces raisons qui mettent en danger la diversité et menacent d’extinction des espèces végétales. En Ardèche, le Chatus fait partie de ces cépages en « voie d’extinction ». Cité dès 1599, par le plus fameux agronome de son époque, Olivier de Serres, ce cépage était même majoritaire dans les Cévennes au 19ème siècle. La crise phylloxérique de 1880 mais aussi ses difficiles conditions de conduite l’ont pratiquement fait disparaitre.

Le dispositif d’aide exceptionnelle aux apiculteurs est ouvert
Quatre jours avant son départ de la rue de Varenne, Stéphane Travert avait annoncé l’ouverture du dispositif d’aide exceptionnelle aux apiculteurs touchés par les mortalités survenues durant l’hiver 2017-2018. Le dispositif soutient le renouvellement du cheptel apicole à travers une aide forfaitaire de 80€ par essaim acheté. Les apiculteurs éligibles sont les apiculteurs ayant plus de 50 ruches, ayant subi une mortalité hivernale de plus de 30% de leur cheptel et procédé à un traitement anti-varroa. Afin de répondre au besoin de trésorerie des apiculteurs touchés, une avance sera versée une fois la demande effectuée. Les apiculteurs auront ensuite jusqu’au 30 juin 2019 pour réaliser les achats d’essaims et transmettre les factures à FranceAgriMer. Comme nous l’avions annoncé dans la Niouz’Agri précédente, une enveloppe totale de 3 millions d’euros est dédiée au dispositif. Les apiculteurs avaient jusqu’au 7 novembre 2018 pour déposer leur demande.

Une Bleue du Nord, égérie du salon de l’agriculture 2019
Elle s’appelle Imminence, elle a 5 ans, et elle sera l’égérie du prochain SIA. Imminence est née en septembre 2013 à Saint-Aubin dans l’Avesnois-Tiérarche. Elle vit sur l’exploitation de Gilles Druet, au milieu d’un troupeau de 100 autres vaches de race Bleue du Nord. Au-delà de la vache égérie, c’est une race à faible effectif, la Bleue du Nord, que l’édition 2019 du Salon International de l’Agriculture met à l’honneur, lui donnant ainsi une visibilité unique aussi bien auprès du grand public que de futurs éleveurs.