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Cinq nouveaux projets de recherche pour le Plan national de lutte contre le dépérissement du vignoble.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, FranceAgriMer et le CNIV ont choisi les 5 lauréats de l’appel à projets 2018dans le cadre du programme de recherche décliné dans le plan national de lutte contre le dépérissement du vignoble.Ces projets ont été distingués parmi 17 projets déposés en réponse à l’appel à propositions émis en novembre 2017, dans le cadre d’un accord entre l’Etat (ministère chargé de l’agriculture), le Comité National des Interprofessions des Vins à appellation d’origine et à indication géographique (CNIV) et FranceAgriMer.Le financement accordé pour ces cinq projets s’élève à 1.55M€ dont 0,9 M€ en provenance du CASDAR, 0.5M€ du CNIV et 0.15M€ de FranceAgriMer. L’institut français de la vigne et du vin (IFV) mobilise également ses compétences pour la lutte contre le dépérissement du vignoble dans des actions de recherche et de développement. Dans le cadre de son programme annuel financé par le CASDAR, l’IFV réservera 600 000€/an à ces actions.
Parmi les cinq lauréats il y a le projet Holoviti piloté par l’Inra de Dijon pour un diagnostic sanitaire de l’Holobionte « vigne » avec l’identification de bio-indicateurs le long du continuum sol-racines-parties aériennes dans un contexte de dépérissement. Le deuxième projet nommé Vitirhizobiome est porté par l’Inra de Bordeaux et concerne le rôle du microbiome de la rhizosphère sur le fonctionnement du jeune plant de vigne dans un contexte de dépérissement du vignoble. Le troisième projet nommé Epidep est également piloté par l’Inra de Bordeaux et porte sur la contribution de la mémoire épigénétique au dépérissement de la vigne : de la description des paysages épigénétiques à la physiologie. Le quatrième projet appelé Risca est porté par l’Institut Français de la Vigne (IFV) et concerne le Plan de lutte contre la flavescence dorée pour générer des connaissances nouvelles pour un meilleur pilotage. Enfin, le cinquième projet nommé Eutypiose est porté par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac. Il concerne l’évaluation au vignoble du test rapide (in vitro) de sensibilité à l’Eutypiose.

Le retour du bœuf français en Chine
Après 17 ans d’embargo, le bœuf français a retrouvé le chemin de la Chine. C’est à l’occasion du déplacement en Chine du Premier ministre Edouard Philippe que le protocole sanitaire d’exportation des viandes bovines françaises a été signé le 25 juin dernier par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et Ni Yuefeng, ministre de l’Administration générale des Douanes chinoises. La procédure a été accélérée afin que les viandes françaises accèdent au marché chinois dès le mois de juillet 2018. Il s’agira de viandes de bovins de moins de 30 mois, sans os, congelées ou réfrigérées, entières ou hachées. Le gras recouvrant la carcasse, de qualité alimentaire, pourra bénéficier des mêmes conditions d’exportation.
L’administration chinoise compétente (CNCA) devait agréer les entreprises françaises candidates à l’exportation, après l’inspection sanitaire conduite en France du 30 avril au 9 mai dernier. Les établissements nouvellement agréés sont les abattoirs Bigard de Feignies (Nord) et Elivia de Lion d’Angers (Maine-et-Loire).

1,1 milliard d’euros pour le Programme « Ambition Bio 2022 »
Stéphane Travert a présenté le Programme « Ambition Bio 2022 » le 25 juin dernier à l’issue du Grand Conseil d’Orientation (GCO) de l’Agriculture Biologique. Ce Programme doté de 1,1 milliard d’euros s’articulera en sept axes majeurs, financés principalement via trois leviers. Le premier levier concerne le renforcement des moyens consacrés aux aides à la conversion avec 200 millions d’euros de crédits d’Etat, 630 millions d’euros de fonds européens FEADER auxquels s’ajouteront les autres financements publics, et à compter de 2020, un apport de 50 millions d’euros par an par la redevance pour pollutions diffuses (RPD). Le second levier porte sur le doublement du fonds de structuration « Avenir Bio » géré par l’Agence BIO, porté progressivement de 4 à 8 millions d’euros par an. Enfin, le troisième levier est une prolongation et une revalorisation du crédit d’impôt bio de 2500 à 3500 euros jusqu’en 2020, inscrite en loi de finances 2018.

Les coopératives Aveltis et Prestor fusionnent et deviennent leader du porc en France
C’était une annonce très attendue dans la filière porcine française. Le 14 juin, à Carhaix (Finistère), les administrateurs des deux coopératives du Grand Ouest, Aveltis et Prestor, ont entériné la fusion lors de leurs Assemblées Générales extraordinaires. La nouvelle coopérative prend désormais le nom d’Evel’Up. Cette fusion est un projet longuement muri par les administrateurs des deux coopératives, qui se sont d’abord unies sur un plan commercial dès juin 2017 au sein du GIE Eleveurs de Porcs en France. Avec la fusion, la boucle est bouclée. Guillaume Roué et Philippe Bizien entendent faire d’Evel’Up le leader sur le marché pour relever les défis qui les attendent : être compétitif sur le prix de revient, valoriser les animaux des adhérents sur tous les marchés porteurs, promouvoir la consommation de viande de porcs et répondre aux attentes sociétales grâce à la R&D. Et tout ceci au cœur d’un environnement très changeant avec le bouleversement du secteur de l’alimentation !

Baisse de la cotisation du lin fibre pour la récolte 2018
L’AGPL qui était réunie le 23 mai dernier au Havre à l’occasion de son Assemblée Générale a acté le principe d’une diminution de la cotisation qui passe de 10,70 euros à 8 euros par hectare de lin fibre pour la récolte 2018. Selon Bertrand Gomart, son président, président, « cette baisse est permise par un travail important sur la diminution des coûts de fonctionnement, mais aussi par une augmentation du nombre d’adhérents et des surfaces de lin, et d’adhérents qui bénéficient aujourd’hui de nombreux services d’information, de représentation auprès des pouvoirs publics, d’accompagnement technique, de recherche et de promotion »