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Mauvais temps pour les fruits d’été.

Les vergers de pêches et abricots, comme l’ensemble des fruits d’été, ont subi la mauvaise climatologie de ce début d’année à commencer par un mois de janvier très chaud suivi à partir du mois de février de deux vagues de froid, puis de la pluviométrie. Cette climatologie a généré de mauvaises conditions pour les pollinisations. « Nous étions en avance, mais aujourd’hui, il faut compter 10 jours de retard par rapport à une année normale. La tendance est la même en Espagne et en Italie », raconte Eric Hostalnou de la chambre d’Agriculture du Roussillon. Les prévisions de productions de pêches et d’abricots sont en moyenne inférieures de 10 à 20 % par rapport à une année normale. En abricot, le gel et la vague de froid ont fortement touché les variétés à floraison précoce qui sont généralement à maturité précoce. « De fait, on devrait assister à un déficit de production d’abricots en début de saison, c’est-à-dire de la mi-mai à la mi-juin », remarque Eric Hostalnou. En revanche, le déficit en pêches et nectarines devrait s’étaler sur toute la saison car « les variétés de pêches à floraison précoce ne sont pas toujours à maturité précoce, elles sont également de saison voire tardive. » Le coup de froid de ce début d’année 2018 qui va certainement perturber la campagne d’abricots pourrait remettre en cause le développement intempestif des variétés d’abricots à floraison précoce qui présentent un réel handicap face au risque climatique.

La concurrence de l’abricot espagnol.

L’année 2017 a été une très mauvaise campagne pour l’abricot, tant sur le plan structurel que conjoncturel. « La concurrence espagnole est de plus en plus virulente en début de campagne, avec des prix très bas », observe Eric Hostalnou, « et sur ce fruit d’été, il y a seulement 15 jours d’écart en production entre le Roussillon et la région de Murcie ». De fait, l’abricot du Roussillon et l’abricot espagnol sont en concurrence sur les mêmes marchés pendant près d’un mois et demi.

Le « Lin fibre » français veut maintenir sa croissance.

L’interprofession française du Cipalin a répondu à la demande d’Emmanuel Macron qui a exprimé le souhait d’un engagement collectif des filières pour une transformation en profondeur de l’agriculture et de l’alimentation dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation. La filière « lin fibre » a des objectifs clairs et selon Bertrand Gomart, le nouveau président du Cipalin « il s’agit de maintenir sa croissance et augmenter la consommation finale du lin en se plaçant sur le haut de gamme de la fibre naturelle, mais aussi de garder le leadership mondial de la production de lin, et de pérenniser la culture du lin dans des systèmes d’exploitation résilients. »

La blockchain bientôt dans les fruits et légumes chez Carrefour.

Selon Garance Osternaud, Chef de Projets à Carrefour, après le poulet d’Auvergne qui a ouvert la voie de l’utilisation de la technologie blockchain pour les produits « Filières Qualité », le groupe distributeur envisage le déploiement de la blockchain à de nouvelles filières, animales mais aussi végétales. « Nous exposons le projet à certains de nos partenaires sur les produits laitiers, la marée et évidemment les fruits et légumes ».

Pink Lady fédère l’ensemble de ses acteurs sur les dimensions économique, environnementale et sociétale.

Selon l’enquête Opinion Way réalisée pour Pink Lady Europe sur « la production responsable dans la filière fruits et légumes », 9 Français sur 10 déclarent acheter des fruits et légumes issus de la production responsable et 8 Français sur 10 jugent la production responsable importante. Dans les thèmes liés à la production responsable, 58% souhaitent l’absence ou la limitation de l’utilisation des pesticides, 50% souhaitent une juste rémunération des producteurs et 51% souhaitent des circuits courts de distribution. S’agissant des lieux d’achat, 42% achètent dans un marché, 54% dans un hyper ou un super, 25% achètent directement chez le producteur. Pour les motivations à l’achat, 57% des Français sont à la recherche du « vrai » goût des fruits et des légumes, 54% souhaitent préserver leur santé et 48% souhaitent avoir la garantie de l’origine des fruits et légumes consommés. Enfin, concernant les freins à l’achat, 31% des Français pensent que le prix des produits est un frein, 20% citent la difficulté pour identifier ces produits au milieu des autres produits et 18% pointent le manque d’information. « Les chiffres et enseignements de l’étude Opinion Way font écho à notre démarche interne », explique Didier Crabos, président de l’association Pink Lady Europe, « car l’ensemble des acteurs partage les mêmes valeurs, qui les guident au quotidien : équité, performance et solidarité. Nous souhaitons continuer à fédérer les acteurs de la filière pour produire et promouvoir nos pommes autour de valeurs fortes sur les dimensions économique, environnementale et sociétale. »