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Edito – Avril 2018

Les plaintes de voisinage et de riverains en colère se multiplient dans la campagne. Quand ce n’est pas pour nuisances sonores, c’est pour nuisance olfactive et présence de mouches. Les nuisances sonores sont parfois indifféremment attribuées à la mise en circulation d’une ligne à grande vitesse, au tintement d’une cloche de vache, au chant d’un coq trop matinal, ou à la sonnerie de la cloche d’une église de village, etc. Il en va ainsi d’un monde rural, dont les médias ne tarissent pas les méfaits sur l’environnement s’agissant des pratiques agricoles. Selon des études scientifiques, les vaches qui paissent non loin des voies de chemin de fer ne peuvent pas s’empêcher de regarder les trains passer. Mais depuis que les cheminots sont en grève, elles meuglent et les trains ne passent plus. Pour les usagers de la SNCF, ce prisme d’une campagne qui défile à grande vitesse est le témoignage d’une monde rural happé par une société majoritairement citadine avec des néoruraux qui ont la prétention de changer le paysage. Personnellement, j’aime le son des clarines lorsque les vaches vont au pré. Cocorico !